Syndicat des Pharmaciens Privés du Sénégal
Nous défendons les intérêts matériels et moraux des membres

une opération d’ampleur conjointe menée par la Brigade Nationale de Lutte contre la Piraterie et la Contrefaçon (BNLPC) et l’Agence de Réglementation Pharmaceutique (ARP), au marché de Thiaroye, a permis de démanteler sept (07) dépôts illégaux de produits pharmaceutiques et de saisir vingt-six (26) sacs de faux médicaments.
Les produits saisis – destinés à être écoulés sur le marché parallèle, sans respect des normes sanitaires, de traçabilité ou de conservation – représentent un danger grave pour la santé publique.

Cette intervention s’inscrit dans la stratégie nationale de lutte contre les médicaments falsifiés et le circuit pharmaceutique informel. Selon les autorités, la vente de tels produits « mine à la fois la santé publique et l’économie formelle du secteur pharmaceutique ».
L’ARP et la BNLPC ont réaffirmé leur engagement à poursuivre sans relâche la traque de ces réseaux, en remontant la filière depuis les fournisseurs jusqu’aux distributeurs illégaux.

Les produits saisis étaient variés : analgésiques, antibiotiques, sirops pour enfants, stimulants, etc., vendus dans des circuits informels et souvent entreposés dans des conditions précaires.
Ces médicaments ne garantissent ni qualité, ni efficacité, ni sécurité pour l’utilisateur. Leur consommation peut aller de l’inefficacité thérapeutique jusqu’à des intoxications voire des conséquences mortelles.

Pour les pharmacies agréées, cette situation fragilise la confiance des usagers dans le circuit légal de distribution des médicaments. Pour les patients, recourir à des points de vente non autorisés ou à des marchés parallèles expose à des risques sanitaires majeurs.
Dans ce contexte, le rôle du Syndicat des Pharmacies Privées du Sénégal (SPPS) est plus que jamais déterminant :

  • sensibiliser les citoyens à ne s’approvisionner qu’en officine agréée ;
  • rappeler aux acteurs du secteur l’importance de la traçabilité et de l’éthique dans la chaîne du médicament ;
  • appuyer les mécanismes de signalement des points de vente illégaux.

Le Sénégal dispose désormais d’un cadre législatif renforcé : notamment la loi n° 2023-06 du 13 juin 2023 relative aux médicaments et aux produits de santé. Cette loi prévoit des sanctions importantes pour :

  • la fabrication, le transport, la distribution de produits médicaux falsifiés ; arp.sn+1
  • la promotion ou publicité de produits médicaux falsifiés ; arp.sn
  • la non-déclaration par une personne ayant connaissance raisonnable d’un produit falsifié. arp.sn
    Cela met en lumière la responsabilité partagée : non seulement des trafiquants, mais aussi des intermédiaires et des utilisateurs.

Les autorités compétentes invitent :

  • les citoyens à ne pas acheter de médicaments en dehors des officines agréées ;
  • les professionnels légaux à signaler toute activité suspecte ;
  • toute personne disposant d’informations à contacter les services habilités (BNLPC/Police) via les numéros dédiés.

Cette opération est une avancée importante dans la lutte contre la contrefaçon pharmaceutique au Sénégal. Toutefois, elle ne constitue qu’un jalon : la persistance de ces trafics montre que la vigilance doit être constante. Pour le SPPS, la mobilisation de tous (professionnels, autorités, citoyens) est indispensable pour garantir un accès aux médicaments sûrs, efficaces et de qualité.

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